Carence en zinc : la comprendre et pouvoir y remédier

Rédigé par : Gergana IvanovaRelu et validé par : Ludovic RondiniLudovic Rondini 11 minutes

Sommaire de l'article

Dans notre quête pour maintenir une santé optimale, l’importance du zinc ne doit pas être sous-estimée. Ce minéral essentiel joue un rôle crucial dans de nombreuses fonctions corporelles. Pourtant, une carence en zinc peut passer inaperçue mais avoir des conséquences sérieuses. Découvrons ensemble les signes, causes et leviers d’action.

L’importance du zinc pour la santé

Le zinc est indispensable à divers processus biochimiques dans le corps humain. Il intervient dans la synthèse des protéines, la division cellulaire et le bon fonctionnement du système immunitaire. Sans lui, plusieurs mécanismes vitaux pourraient être compromis.

Les aliments riches en zinc comprennent notamment la viande, les fruits de mer et certaines légumineuses. Cependant, malgré ces sources alimentaires, certaines personnes rencontrent encore des difficultés à consommer suffisamment de zinc chaque jour.

De plus, le zinc est reconnu pour ses effets bénéfiques sur la peau. C’est pourquoi un déficit de zinc peut affecter directement votre bien-être quotidien et global. Comprendre les symptômes d’une carence en zinc est donc essentiel pour prendre des mesures appropriées.

Signes courants d’une carence en zinc

Perte d’appétit et ralentissement de la croissance

Un des premiers signes révélateurs d’une carence en zinc est souvent une perte d’appétit inexpliquée. Cette diminution peut entraîner une insuffisance nutritionnelle générale, aggravant la situation de carence. Chez les enfants, cette condition peut conduire à un ralentissement de la croissance, retardant leur développement physique et mental.

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En outre, le zinc étant crucial pour le métabolisme de certains nutriments, une consommation inadéquate peut dérégler le métabolisme énergétique, accentuant ainsi la fatigue et l’apathie. Par conséquent, surveiller son appétit et son niveau d’énergie peut apporter un premier indice important concernant un potentiel déficit de zinc.

Affaiblissement du système immunitaire

Le zinc soutient le système immunitaire, il n’est donc pas surprenant que son absence affaiblit nos défenses naturelles. Une susceptibilité accrue aux infections, comme les rhumes ou autres maladies infectieuses, pourrait signaler une carence en zinc. Le corps perd alors sa capacité à se défendre efficacement contre les envahisseurs pathogènes.

Sur le plan réglementaire, la formulation autorisée est précise : le zinc contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. C’est également l’un des composants de VitaBiotic Immune, qui associe des souches microbiotiques doublement encapsulées, du shiitaké, de la vitamine C et du zinc.

Être fréquemment malade, ressentir une fatigue persistante ou un temps de récupération prolongé après une maladie sont autant de signes potentiels indiquant un niveau insuffisant de zinc. Ainsi, garantir un apport régulier de zinc devient une priorité pour soutenir son système immunitaire.

Problèmes de cicatrisation et troubles cutanés

Le rôle du zinc dans la cicatrisation des plaies est fondamental. Une guérison lente ou compliquée peut suggérer une carence en zinc. De même, des éruptions cutanées et autres troubles cutanés tels que l’acné peuvent s’aggraver en l’absence de ce précieux minéral. La peau, miroir de notre état de santé interne, reflète souvent une perturbation provoquée par une déficience en zinc.

Outre ces problèmes cutanés, certaines personnes peuvent également constater une perte de cheveux impressionnante. Ces changements, bien qu’ils puissent provenir d’autres facteurs, méritent une attention particulière concernant le niveau de zinc dans le sang.

Troubles du goût et de l’odorat

L’altération du goût et de l’odorat est aussi fréquente chez les individus souffrant de carence en zinc. Un engourdissement ou un changement dans ces sens éprouvés au quotidien pourrait effectivement indiquer un manque de zinc. Cela influence non seulement le plaisir de manger mais peut aussi impacter l’apport alimentaire global, exacerbant d’autres symptômes de carence.

Ces sensations altérées peuvent provoquer une frustration quotidienne, poussant parfois à éviter certaines interactions sociales liées aux repas. Ainsi, restaurer un niveau adéquat de zinc est bénéfique non seulement physiquement mais aussi socialement.

Une prise de sang normale suffit-elle à écarter une carence ?

Le dosage sanguin du zinc, appelé zincémie, mesure le zinc qui circule dans le plasma à un instant donné. C’est l’examen le plus utilisé, mais ses limites sont connues et documentées par les autorités scientifiques.

Dans le Bulletin de l’Académie nationale de médecine, David H. Alpers écrit que « la carence en zinc est définie par le zinc plasmatique, qui est un paramètre insensible », et précise que « ce marqueur classique de diagnostic est relativement peu sensible et est difficile à utiliser au cas par cas ». L’Autorité européenne de sécurité des aliments va dans le même sens dans son avis sur les apports de référence en zinc : la concentration plasmatique ou sérique de zinc et les autres biomarqueurs proposés « ne sont pas utiles » pour estimer les besoins, et l’absence de biomarqueur spécifique sensible d’une carence légère y est explicitement relevée.

La raison tient à la répartition du zinc dans l’organisme. Comme le rappelle l’EFSA, pratiquement aucun zinc ne circule sous forme ionisée libre, l’essentiel du zinc corporel se trouve dans le muscle et l’os, et l’organisme ne dispose pas d’un site de stockage majeur identifié. Le sang ne reflète donc qu’une petite partie de la situation.

À cela s’ajoutent des facteurs qui font varier le résultat indépendamment du statut réel. Le groupe international de référence sur la nutrition en zinc, l’IZiNCG, recommande de tenir compte de l’âge, du sexe, du fait d’être à jeun ou non, du moment de la journée et d’une éventuelle grossesse pour interpréter une zincémie. L’hémolyse, c’est-à-dire la rupture de globules rouges lors du prélèvement, fausse également le résultat à la hausse : les globules rouges contiennent dix à vingt fois plus de zinc que le liquide qui les entoure, et un gramme d’hémoglobine par litre suffit à augmenter la valeur mesurée d’environ 5 %.

Concrètement, un résultat situé dans les valeurs de référence n’exclut pas formellement un statut insuffisant. Cela ne signifie pas que l’examen est inutile, ni qu’il faut se supplémenter sans avis : c’est précisément pour cette raison que le médecin croise le chiffre avec le contexte clinique et les habitudes alimentaires. Si vous vous interrogez sur votre statut, parlez-lui des signes que vous observez plutôt que de vous fier au seul résultat.

Causes possibles d’une carence en zinc

Régime alimentaire inadéquat et groupes à risque

Un régime alimentaire pauvre en zinc peut naturellement mener à une carence. Cela inclut notamment les régimes végétariens ou végans, qui peuvent manquer de produits riches en zinc tels que la viande et les fruits de mer. Par conséquent, un soin particulier doit être apporté à la sélection d’aliments alternatifs enrichis en zinc ou à la considération d’une supplémentation.

Il existe également des groupes spécifiques susceptibles de présenter une carence en zinc. Parmi eux figurent les personnes âgées, les femmes enceintes et celles souffrant de maladies chroniques. Ces catégories requièrent une surveillance régulière de leurs niveaux de zinc sanguins afin d’adapter leurs apports si nécessaire, en lien avec un professionnel de santé.

Consommation excessive d’alcool et maladies chroniques

Une consommation prolongée et excessive d’alcool peut aussi causer une déficience en zinc. L’alcool nuit à l’absorption du zinc par l’organisme, augmentant ainsi les risques de malnutrition. En adoptant des habitudes de consommation modérées, ces effets négatifs peuvent généralement être atténués.

D’autre part, certaines maladies chroniques, comme les pathologies gastro-intestinales, impactent sévèrement l’assimilation du zinc. Ces conditions nécessitent souvent une approche nutritionnelle adaptée pour compenser ce manque et assurer un meilleur contrôle de la santé globale.

Remédier à la carence en zinc : traitements et conseils alimentaires

Augmenter l’apport en zinc à travers l’alimentation

Manger des aliments riches en zinc est la première étape pour corriger une carence. Les viandes rouges, les volailles et le poisson constituent d’excellentes sources animales de zinc. Il est conseillé pour ceux susceptibles de consommer des produits d’origine animale d’en faire des composants réguliers de leur alimentation.

Pour les végétariens ou ceux limitant leur consommation de produits animaux, intégrer des légumineuses telles que les pois chiches, les lentilles et les haricots est bénéfique. De plus, les graines de courge et les noix, particulièrement savoureuses et facilement intégrables dans diverses préparations culinaires, offrent une alternative riche en zinc.

La supplémentation en zinc : précautions et dosages

Lorsque l’alimentation seule ne suffit pas, la supplémentation en zinc devient nécessaire. Il est primordial de choisir des formes de zinc hautement biodisponibles, telles que le picolinate de zinc ou le bisglycinate de zinc, garantissant une absorption optimale par l’organisme.

Toutefois, un avis médical demeure essentiel avant de commencer toute supplémentation en raison des risques potentiels associés à un excès de zinc.

Respecter les dosages recommandés est crucial pour éviter les effets secondaires désagréables ou dangereux. Un excès de zinc peut mener à une toxicité présentant des symptômes similaires à ceux d’une carence. Se fier à un professionnel de santé permet d’établir un équilibre harmonieux, maximisant les bienfaits sans risques.

Stratégies pour optimiser l’absorption du zinc

Combiner zinc et vitamine C

Améliorer l’absorption du zinc peut impliquer de le combiner avec la vitamine C, reconnue pour en faciliter l’assimilation. Inclure des agrumes ou des poivrons dans votre régime alimentaire quotidien est une manière efficace d’y parvenir. Cette stratégie ajoute par ailleurs une double dose de défense immunitaire, essentielle pour la saison des infections.

Au contraire, on veillera à diminuer la consommation d’aliments riches en phytates tels que certaines céréales complètes lorsque l’on cherche à augmenter ses apports en zinc. Les phytates, présents dans les fibres alimentaires, peuvent empêcher l’absorption du zinc en formant des complexes insolubles. Il reste toujours préférable de consulter un diététicien ou un médecin pour élaborer un plan alimentaire équilibré prenant en compte ces aspects.

Les phytates, principal frein à l’absorption

L’EFSA identifie le contenu de l’intestin, et particulièrement les phytates, comme ayant « un impact majeur sur le pourcentage de zinc disponible pour l’absorption ». Les phytates sont naturellement présents dans les céréales complètes, les légumineuses et les oléagineux.

L’ampleur du phénomène est chiffrée par l’Autorité européenne, qui classe les régimes selon le rapport molaire entre phytates et zinc : en dessous de 5, l’absorption est considérée comme élevée ; entre 5 et 15, elle est modérée ; au-delà de 15, elle est faible. Avec une alimentation pauvre en phytates et pauvre en zinc, la fraction absorbée peut atteindre 60 % ou davantage, puis elle diminue progressivement à mesure que les apports en zinc augmentent.

C’est aussi pour cette raison que la quantité affichée sur une étiquette ne dit pas tout : ce qui compte est ce que l’organisme en absorbe réellement, dans le contexte du repas. Le complément Zinc de Vitanutrics apporte 7,5 mg de zinc sous forme de bisglycinate par gélule, dans une formule végétale.

L’approche équilibrée

Maintenir des niveaux de zinc adéquats dans l’organisme exige des choix alimentaires judicieux et une attention constante à son état de santé général. Si identifier une carence en zinc nécessite parfois des analyses précises, redécouvrir le bienfait simple d’une alimentation riche et variée offre souvent la meilleure protection.

Enfin, chaque individu est unique, rendant les recommandations valables pour l’un non applicables à l’autre. Dès lors, adopter une démarche personnalisée, guidée par des conseils professionnels, garantit généralement des résultats optimaux et durables face à cette problématique largement répandue.

Sources

  • Alpers D. H., « Les limites pharmacocinétiques pour définir la dose adéquate de la supplémentation en zinc », Bulletin de l’Académie nationale de médecine, 2017, tome 201, n° 1-2-3, p. 431-438.
  • EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies, « Scientific Opinion on Dietary Reference Values for zinc », EFSA Journal, 2014, 12(10):3844.
  • IZiNCG, « The importance of plasma or serum zinc concentration, and how it is measured », Technical Brief n° 12, 2020.
  • IZiNCG, « How to deal with hemolysis for plasma/serum zinc analysis », Technical Brief n° 6, 2018.
  • Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, version consolidée du 22 août 2017.

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